*EvénementROHMER ET L'ÉTÉ · rétrospective en 6 films du 1er au 7 juilletDu : mercredi 1 juillet 2026 • Au : mardi 7 juillet 2026

DU 1er AU 7 JUILLET
ROHMER ET L’ÉTÉ
RÉTROSPECTIVE EN 6 FILMS
« D’abord critique, puis rédacteur en chef aux Cahiers du Cinéma, Éric Rohmer est aussi et surtout un cinéaste à la tête d’une œuvre d’une cohérence absolue. Des Contes moraux (Ma nuit chez Maud, Le Genou de Claire…) aux Contes des quatre saisons (Conte d’été, Conte d’automne…) en passant par les Comédies et proverbes (Les Nuits de la pleine lune, Le Rayon vert…), il a su patiemment construire un monde plein de quiproquos et de chausse-trappes, dans lequel le langage et le paysage jouent un rôle déterminant. » Thierry Jousse & Marcos Uzal – Les Cahiers du Cinéma
CONTE D’ÉTÉ
France I 1996 I 1h53
Avec Melvil Poupaud, Amanda Langlet, Aurélia Nolin, Gwenaëlle Simon
Festival de Cannes 1996 – Sélection officielle
À Dinard, pendant les vacances d’été, Gaspard attend Léna. Il rencontre Margot, une étudiante en ethnologie qui travaille comme serveuse dans un restaurant pour se faire un peu d’argent. Dans une soirée où Margot l’entraîne, il fait la connaissance de Solène. Léna arrive enfin à Dinard. Entre les trois, le cœur de Gaspard balance-t-il vraiment ?
"Conte d’été est un film radieux, cristallin et bouleversant. Sous des dehors de roman-photo, un traité précis et hilarant sur le décalage entre les mots et les actes. À l’instar du Rayon vert, Conte d’été est un chef-d’œuvre océanique et solaire qui, longtemps, irradie le spectateur." Dominique Marchais – Les Inrockuptibles
→ MERCREDI 1er JUILLET · 19H · Séance présentée par Thierry Jousse, rédacteur en chef des hors-séries Cahiers du Cinema
LA COLLECTIONNEUSE
France I 1967 I 1h30
Avec Haydée Politoff, Patrick Bauchau, Daniel Pommereulle
Berlinale 1967 – Ours d’argent
Délaissé par sa fiancée qui doit se rendre à Londres, Adrien décide de passer ses vacances à faire l’expérience d’une vie monacale dans le calme d’une grande maison. Mais à la villa il y a déjà deux occupants : Daniel, un ami artiste, et une jeune inconnue, Haydée. Cette dernière, qui collectionne les amants et rentre à des heures indues, trouble Adrien.
"La Collectionneuse, pièce méconnue de la série des « Contes moraux », prend ses distances avec la chair et avec la narration. Éric Rohmer s’amuse à démonter et à recomposer les éléments du récit amoureux. Décalage entre les décors bucoliques et miroitants de la côte varoise et la froideur des personnages. Décalage entre l’audace des mots et la passivité des comportements… À la manière des héros romanesques du XVIIIe siècle, ces vacanciers bavards et oisifs n’existent qu’en tant que supports d’un discours brillant et désincarné sur la séduction. Comme les notes d’une élégante musique de chambre, qui ressemble au délicieux brouillon d’une autre, tournée plus tard : Le Genou de Claire." Cécile Mury – Télérama
→ JEUDI 2 JUILLET · 19h · Séance présentée par Camille de Cinégraphe
PAULINE À LA PLAGE
France I 1983 I 1h51
Avec Amanda Langlet, Arielle Dombasle, Pascal Greggory
Berlinale 1983 – Ours d’argent
Juste après son divorce, Marion décide de terminer l’été dans la villa familiale, sur la côte Normande. Elle emmène Pauline sa jeune cousine, ravie de pouvoir prolonger ses vacances. Sur la plage, Pauline et Marion rencontrent Pierre, le précédent petit ami de Marion.
"Chassés-croisés amoureux en Normandie, pendant l’été. Rohmer décrit les grandes manœuvres de la séduction, du désir, de la vérité et du mensonge. Un film remarquablement interprété, qui enthousiasme par sa subtilité et sa rapidité." Samuel Douhaire – Télérama
→ JEUDI 2 JUILLET · 21h · Séance présentée par Camille de Cinégraphe
LE GENOU DE CLAIRE
France I 1970 I 1h45
Avec Jean-Claude Brialy, Aurora Cornu, Fabrice Luchini
Prix Louis Delluc 1971
Juste avant de se marier, Jérôme vient passer quelques jours dans la région d’Annecy, où il rencontre son amie Aurora, une romancière roumaine. Elle lui présente madame Walter et sa fille, Laura. Cette dernière s’entiche de Jérôme, qui, lui, est troublé par Claire.
"En définitive, Le Genou de Claire, objet de toutes les convoitises du héros, est une subtile et malicieuse métonymie du désir. Un genou rond et gracieux pour un corps. Une caresse furtive, un effleurement bénin mais incongru pour toute étreinte érotique. Ce huis clos à l’air libre se donne l’apparence d’une toute petite histoire : on y bavarde beaucoup, on y noue quelques intrigues, bref il ne se passe « rien ». Et pourtant, ces fragments d’un discours amoureux composent une extraordinaire étude du désir et de ses détours, de la jouissance verbale, quasi littéraire, qui accompagne toute inclination. Un bijou." Cécile Mury – Télérama
→ SAMEDI 4 JUILLET · 19h · Séance présentée par la comédienne et réalisatrice Anne Steffens et précédée de la projection de son court-métrage Shake Up
L’AMI DE MON AMIE
France I 1987 I 1h42
Avec Emmanuelle Chaulet, Sophie Renoir, Anne-Laure Meury, Eric Viellard
Suivant le proverbe "les amis de mes amis sont mes amis", ce dernier exemple de "Comédies et Proverbes" d'Éric Rohmer conte les aventures sentimentales croisées d'un groupe de jeunes gens dans le cadre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise.
"On retrouve ici la quintessence de l'art du cinéaste, ses personnages sont des pions sur l'échiquier amoureux, davantage manipulés par le metteur en scène-démiurge que manipulateurs, ce qu'ils s'imaginent pourtant être. Mais aucun ne sait vraiment ce qu'il veut, ni ne veut vraiment ce qui va lui arriver, destin pourtant dicté par la tautologie proverbiale : "Les amis de mes amis sont mes amis." Le chassé-croisé amoureux est savoureux, servi par une interprétation ad hoc." Aurélien Ferenczi – Télérama
→ LUNDI 6 JUILLET · 19h · Séance présentée par Victorien Daout, auteur du livre Au Travail avec Éric Rohmer (éd. Capprici)
LE RAYON VERT
France I 1986 I 1h30
Avec Marie Rivière, Béatrice Romand, Carita, Rosette
Mostra de Venise 1986 – Lion d’or
C’est le début de l’été. Delphine avait prévu de partir en vacances avec une amie, mais celle-ci lui fait faux bond. Elle se retrouve seule et déprimée. Invitée par des amis en Normandie, elle écourte son séjour et échoue à Biarritz. Les conseils d’une Suédoise affranchie ne font qu’aviver sa solitude, jusqu’à ce qu'une conversation sur Le Rayon vert de Jules Verne l’incite à reprendre espoir.
"Ce film, dont le titre prend son sens à la fin, dégage un charme fou, presque magique. Rohmer réussit à conserver ici son style littéraire, alors que, sur un canevas narratif il est vrai bien précis, il a laissé ses comédiens improviser, sans supprimer les gaucheries, les redites, les phrases inachevées. C'est "comme dans la vie" et, pourtant, ce n'est pas du documentaire ou du "cinéma-vérité". La mise en scène capte avec une belle souplesse les comportements, les mouvements du cœur, l'atmosphère de solitude dans laquelle Delphine semble se complaire. C'est, en fait, du grand art pour transcender le naturel." Jacques Siclier – Télérama
→ MARDI 7 JUILLET · 19h · Séance présentée par l’autrice de bandes dessinées et réalisatrice Nine Antico et précédée de la projection de son court-métrage Le Fond vert
