*Ciné-ClubCYCLE : La Nouvelle Vague et la Guerre d'Algérie

DU 10 OCTOBRE AU 19 DÉCEMBRE
CYCLE : LA NOUVELLE VAGUE ET LA GUERRE D'ALGÉRIE
Programmation coordonnée par le Magreb des Films, en partenariat avec le Louxor.
MURIEL OU LE TEMPS D'UN RETOUR
D'ALAIN RESNAIS
France I 1963 I 1h57
Avec Delphine Seyrig, Jean-Pierre Kérien, Jean-Baptiste Thiérrée
Septembre 1962. Hélène Aughain vit à Boulogne-sur-Mer avec son beau-fils Bernard, tout juste rentré d'Algérie. Alphonse, l'amour de jeunesse d'Hélène vient lui rendre visite. Celui-ci est accompagné de Françoise, qu'il dit être sa nièce. La cohabitation de l'ancien couple et des jeunes gens va s'avérer être source de nombreuses tensions...
Séance suivie d'une discussion.
« J'ai vu deux fois Muriel. La première fois, j'ai eu l'impression d'une chose absolument neuve. Mais à la deuxième vision, ça devenait une œuvre classique, parfaite, claire, sans problème. »
Henri Langlois
CLÉO DE 5 À 7
D'AGNÈS VARDA
France I 1962 I 1h30
Avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray
Cléo attend les résultats d'une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la coquetterie à l'angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son entourage lui ouvre les yeux sur le monde.
Séance suivie d'une discussion.
« Cléo de 5 à 7 est l’une des premières œuvres françaises à évoquer ouvertement la guerre d’Algérie. Cette guerre se personnifie dans la figure du soldat en permission, que Cléo rencontre dans le parc. Deux approches de la mort et de la temporalité se font face ; deux manière aussi d’appréhender leur perte. »
Nicolas Maille - Critikat
ADIEU PHILIPPINE
DE JACQUES ROZIER
France I 1963 I 1H48
Avec Jean-Claude Aimini, Stefania Sabatini, Yveline Cery
Paris, 1960. Michel doit bientôt partir en Algérie pour faire son service. En attendant, il travaille comme machiniste à la télévision et fait croire qu'il est une vedette. C'est ainsi qu'il séduit Juliette et Liliane, deux amies ins éparables. Les jeunes femmes, qui aimeraient le voir échapper au service militaire, essayent de l'aider à percer dans le cinéma.
Séance suivie d'une discussion.
« Adieu Philippine évoque la drôlerie improvisée des fictions de Jean Rouch et préfigure quelques duos féminins de Jacques Rivette : car si Liliane et Juliette traversent un monde bien moins enchanté que celui de Céline et Julie, elles le font avec une même fidélité admirable, jusque dans l'adieu. »
Cyril Béguin – La Cinémathèque française
LA BELLE VIE
DE ROBERT ENRICO
France I 1947 I 1H47
Avec Frédéric de Pasquale, Josée Steiner, Françoise Giret
Un appelé du contingent revient d'Algérie après 27 mois de service. À Paris, il retrouve son amie Sylvie lors d'un bal populaire et l'épouse. Le temps passant, il trompe son épouse avec des inconnues de passage, et la vie suit son cours… Un jour pourtant, un gendarme vient sonner à sa porte : il est rappelé sous les drapeaux et doit retourner au combat.
Séance suivie d'une discussion.
« Il y a des ressemblances certaines entre La Belle Vie et Adieu Philippine de Jacques Rozier. Et je parle moins d'une ressemblance de thème (dans Adieu Philippine le garçon part en Algérie, dans La Belle Vie il en revient), que d'une ressemblance de méthode, le romanesque se trouvant ici et là étroitement mêlé à une réalité captée sur le vif. »
Jean de Baroncelli – Le Monde
→ SAMEDI 28 NOVEMBRE · 10h30 (ouverture de la billeterie prochainement)
LE JOLI MAI
DE CHRIS MARKER ET PIERRE LHOMME
Documentaire I France I 1963 I 2h25
Avec Yves Montant, Chris Marker, Simone Signoret
Paris, mai 1962. La guerre d'Algérie vient de s'achever avec les accords d'Evian. En ce premier mois de paix depuis sept ans, que font, à quoi pensent les Parisiens ? Peu à peu, se dessine un portrait pris sur le vif de la France à l'aube des années 60.
Séance suivie d'une discussion.
« Le réalisateur Chris Marker et le chef opérateur Pierre Lhomme échafaudent à quatre mains Le Joli Mai, nouveau film matriciel du cinéma direct, tourné en noir et blanc et en mai 1962, soit quelques mois après la sortie de La Jetée, le chef-d’œuvre de Marker. »
Jérémie Couston – Télérama
LES PARAPLUIES DE CHERBOURG
DE JACQUES DEMY
France I 1964 I 1h31
Avec Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo, Anne Vernon
Madame Emery et sa fille Geneviève tiennent une boutique de parapluies. La jeune femme est amoureuse de Guy, un garagiste. Mais celui-ci part pour la guerre d'Algérie. Enceinte et poussée par sa mère, Geneviève épouse Roland, un riche bijoutier.
Séance suivie d'une discussion.
« Bluette transformée en tragédie, ce film a la grâce des paris fous que l'on se lance sur un coup de tête. Chanter devient aussi naturel que respirer. Jacques Demy aime et ose le lyrisme. Les chansons aériennes camouflent la chamade des coeurs fragiles. Et les papiers peints bariolés cachent de profondes fêlures humaines. »
Marine Landrot - Télérama
